Compagnie L'Air de Rien | un grand festin… pour revivre l’horreur des tranchées
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un grand festin… pour revivre l’horreur des tranchées

un grand festin… pour revivre l’horreur des tranchées

Dans le cadre du projet Voix (re)Tranchées, 60 élèves de 3e se retrouvent avec leurs professeurs sur la scène de l’Espace Jean Racine à Saint-Rémy-Lès-Chevreuse, le jeudi 17 mai, pour donner leurs voix aux millions de soldats blessés et morts lors de la Grande Guerre.

Une fable terrible pour retranscrire l’horreur des tranchées

Trois sales bestioles ont repéré une proie. Le festin promet d’être royal. Avant qu’ils ne s’y précipitent, chacun se jauge et se juge. Il n’y aura pas de pitié !

L’attaque commence : nos va-t-en-guerre parviennent au butin et commencent enfin leur festin. La nourriture ne manque pas et cependant aucun n’est satisfait. Il en faut plus, beaucoup plus. Une guerre de position s’installe. L’exaspération est à son comble et la haine longtemps retenue éclate. Jusqu’à l’écœurement. Jusqu’au malaise. Jusqu’à la mort ?

Au fur et à mesure de l’histoire, comme en écho, surgissent les voix des tranchées. Le spectateur comprend alors où il est : quelque part, dans un no man’s land, il y a cent ans, après un assaut.

Un spectacle total

Ce spectacle réunit 700 élèves des Yvelines et de l’Eure : auteur.e.s, chanteur.se.s, danseur.se.s, comédien.ne.s. Sur scène, 27 élèves du collège Sainte-Thérèse interprètent les chorégraphies de Christophe West, 33 élèves du collège du Sacré Coeur et leurs professeurs lisent des lettres de Poilus et des lettres rédigées par leurs camarades (lettres éditées dans le recueil Voix (re)Tranchées par la maison d’édition TIRET DU 6). Ils accompagnent les trois personnages de cette fable sombre et cruelle.

Cette soixantaine de jeunes interprètes est accompagnée par le metteur en scène Guillaume de Moura, habitué des grands spectacles amateurs. « J’ai déjà mis en scène de nombreux spectacles avec une centaine de collégiens et lycéens sur scène. Mais c’est la première fois que nous réussissons à rassembler des élèves de plusieurs établissements, précise Guillaume. »

Le choix d’un texte fort pour éveiller les consciences

« La fable, déclare Christine Méron, auteure de la pièce et co-directrice artistique du projet, en choisissant des vermines qui furent le cauchemar des poilus, raconte allégoriquement tous les maux, tous les travers, tous les enjeux de cette « Grande Guerre ». »

« La guerre n’est pas un jeu. La mort n’est pas une blague, lance Guillaume de Moura. Nous devons affronter la réalité de ce que nos aïeux ont cru être la « Der des Der » pour ne pas en faire, comme trop souvent on le voit, un combat épique, une histoire romanesque. » Le metteur en scène a choisi la manière forte ! Une histoire intense dont personne ne sortira indemne. « La Grande Guerre fut un traumatisme. Il faut le faire comprendre à notre jeune génération afin que l’héritage de millions de pères, de frères et de fils ne soit pas lettre morte. » L’objectif de Guillaume est de pousser les jeunes à comprendre les souffrances et la violence de cette guerre parce qu’il est convaincu que c’est une démarche nécessaire pour construire le monde de demain.

le Grand Festin

DATE UNIQUE : Jeudi 17 mai à 20h30

Espace Jean Racine à Saint-rémy-Lès-Chevreuse

réservations : www.resa.lairderien.org