Compagnie L'Air de Rien | Les Nouvelles de Versailles – ILS VEULENT LA TÊTE DU MONTANSIER
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Les Nouvelles de Versailles – ILS VEULENT LA TÊTE DU MONTANSIER

Les Nouvelles de Versailles – ILS VEULENT LA TÊTE DU MONTANSIER

Un vent de révolution souffle sur le théâtre Montansier. Tenue depuis 2000 pas Jean-Daniel Laval et sa Compagnie de la Reine, la salle versaillaise pourrait changer de main. Dans le cadre du renouvellement de la délégation de service public relatif à la gestion du Montansier, la municipalité a lancé un appel à candidature pour un bail de cinq ans. Au moins quatre candidats se sont déjà fait connaître : Geneviève Dichamp, directrice du théâtre Alexandre Dumas de Saint Germain, Nicolas Rigas, le parisien du théâtre du petit monde, le duo de la compagnie l’Air de Rien et Jean-Daniel Laval.
Qui veut du théâtre Montansier ? C’est la question que se posent les nombreux participants à l’appel d’offres lancé par la Ville pour gérer son théâtre. En effet depuis de nombreuses années maintenant, la municipalité a décidé de ne plus gérer en direct cet équipement comme pour de nombreux autres tels que la piscine, mais d’en rester propriétaire en en confiant la gestion quotidienne à un tiers. Ce qui permet à la collectivité de faire de substantielles économies. Une sorte de privatisation qui ne dit pas son nom. Depuis deux mandats, c’est la compagnie de la Reine de Jean-Daniel Laval qui gère donc le théâtre. En avril prochain, un nouveau délégataire sera choisi par la commission d’appel d’offres mais aussi le conseil municipal de Versailles. Dans le nouveau cahier des charges, le futur délégataire aura pour mission de définir la programmation du Montansier, commercialiser les spectacles et les événements organisés au théâtre, développer la création et le rayonnement du site, ainsi que l’entretien et la maintenance su lieu. Une prestation supplémentaire éventuelle obligatoire relative à l’accueil du département d’art dramatique du Conservatoire à rayonnement régional de Versailles est aussi incluse.
Une salle qui tient son rang.
L’affermage débutera en juin 2013 pour une durée de cinq ans. Pour une ville de la taille de Versailles, on peut se demander si cet équipement est à la hauteur. Avec une jauge de 617 places mais 580 réellement utilisables, le théâtre affiche en 2012 un taux de remplissage de 66% avec 30 000 spectateurs. « Un bon chiffre pour les équipements de ce type en région parisienne », souligne Emmanuelle de Crépy, adjointe à la culture et en charge de ce dossier. La ville s’acquitte chaque année d’une redevance de 1.054 million d’euros au titre de la compensation tarifaire. En échange, le théâtre lui verse annuellement une redevance de 201 000 euros dans le cadre du contrat d’affermage. Un manque à gagner pour la Ville qui est « tout de même gagnante économiquement à procéder par ce biais, poursuit l’adjointe. Notre objectif est avant tout de miser sur la création, ce qu’à très bien fait Jean-Daniel Laval avec la Compagnie de la Reine. Cet équipement culturel majeur de notre ville vit bien. Il ne manque pas d’ambition par rapport aux autres salles parisiennes ».
Stéphane Gauthier

« L’Air de Rien », les Versaillais
Face aux mastodontes, rompus à la gestion d’une salle, la compagnie « L’Air de Rien » fait valoir sa « Versaillité ». En déposant leur candidature pour prendre les rênes de l’institution, Alice Raingeard et Guillaume de Moura veulent donner un nouveau souffle à l’établissement. « Nous faisons partie d’une génération de jeunes artistes et nous avons des choses à proposer. L’objectif n’est pas que ce soit un support à notre structure, mais plutôt d’aller à la rencontre d’autres choses. Nous voulons l’ouvrir à plein d’artistes. C’est ça le changement puisqu’aujourd’hui, 80% de la production est issue