Compagnie L'Air de Rien | Le Parisien – Versailles, mercredi dernier. Jean-daniel Laval, candidat à sa succession, roule « en camionnette de fonction » et gagne « 3000€ par mois ».
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Le Parisien – Versailles, mercredi dernier. Jean-daniel Laval, candidat à sa succession, roule « en camionnette de fonction » et gagne « 3000€ par mois ».

Le Parisien – Versailles, mercredi dernier. Jean-daniel Laval, candidat à sa succession, roule « en camionnette de fonction » et gagne « 3000€ par mois ».

Changement ou continuité sous les ors du Théâtre Montansier de la rue des Réservoirs à Versailles? C’est ce que va devoir trancher la municipalité, le mois prochain, suite à l’appel d’offres, lancé début juillet, afin de renouveler la délégation de service public (lire ce dessous)  pour une durée de cinq ans.

Inauguré en 1777 en présence de Louis XVI et Marie-Antoinette, le théâtre; créé par Mademoiselle Montansier, comédienne, est dirigé depuis douze ans par Jean-daniel Laval. A 56 ans, ce dernier brigue un quatrième mandat avec un credo : «  La beauté, ça devrait être ouvert à tout le monde. Je souhaite continuer car j’aime ce lieu, qui est un endroit formidable et , surtout, ce qu’y fais, notamment en matière de création » assène-t-il.

Voilà qui tombe plutôt bien alors que le nouveau cahier des charges préconise de mettre l’accent sur la création en favorisant les jeunes metteurs en scène tout en collaborant d’avantage avec le Conservatoire national de région, de musique, de danse et d’art dramatique.

« Notre rôle n’est pas de juger l’œuvre mais de l’offrir au public »

« C’est la recette qui permet de financer l’achat des spectacles, mais ils sont de plus en plus chers. Donc, on achète moins, d’autant que la réalité est que la crise est là. Et puis, nous ne sommes pas là pour financer le gouffre des théâtres parisiens qui ruinent ceux de province », poursuit Jean-daniel Laval, qui a commencé sa carrière en lisant des poèmes dans le métro au début des années 1970. Avec sa troupe de la compagnie de la Reine, il met en scène plusieurs spectacles. Il ajoute sans rire : « La dictature du rire, ça me gave ! Venez pleurer aussi. »

Son dossier de deux cents pages, propose quatre grosses créations par an avec vingt-cinq dates. « Notre rôle n’est pas de juger l’œuvre mais de l’offrir au public. Je ne suis pas un ingénieur du théâtre », conclut-il.

Parmi les autres candidats figurent notamment Alice Raingeard et Guillaume de Moura, deux Versaillais qui dirigent la compagnie l’Air de Rien ; Geneviève Dichamp, la directrice du Théâtre Alexandre-Dumas, et Nicolas Rigas, directeur du Théâtre du Petit Monde.

Jack-Henri Soumère, directeur de plusieurs théâtres en région parisienne, s’est, quant à lui, retiré au motif que la salle ne serait pas assez rentable.

Verdict dans quelques jours.

 

« La Ville verse 1 million d’euros par an.

Montansier est un théâtre municipal. Le bâtiment est d’ailleurs inscrit au titre des Monuments historiques. La ville verse un subvention annuelle de 1 million d’euros, qui sert exclusivement au fonctionnement. La compagnie Reine Production, que dirige Jean-daniel Laval, est concessionnaire. « Je suis un fermier » sourit le directeur, qui aime rappeler que le contrat le liant à  la ville est en fait un contrat d’affermage dont les statuts remontant au XVIIIe siècle. Les recettes sont comprises entre 350 000 € et 500 000 € par an selon les années. Le prix moyen d’une place est le 13 €. Le nombre des spectateurs oscille entre 35 000 et 50 000 par an et le théâtre affiche de remplissage de 80 % »