Compagnie L'Air de Rien | RENAISSANCE DU BESSIN – Un public conquis par le jeu des acteurs
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RENAISSANCE DU BESSIN – Un public conquis par le jeu des acteurs

RENAISSANCE DU BESSIN – Un public conquis par le jeu des acteurs

Une centaine de personnes s’est déplacée dimanche pour du théâtre historique. A la demande du syndicat d’initiative, les acteurs de la compagnie l’Air de Rien se sont produits dans une pièce de Bernard Fripiat, auteur belge, dont la première représentation a eu lieu ici même le 5 juin 2010.

Il s’agit d’une discussion âpre entre deux entités qui s’opposent : l’un, chef du gouvernement anglais en temps de guerre, l’autre, Rudolf Hess, venu naïvement proposer la paix, avec beaucoup d’arrières pensées, et se présentant comme étant le n°2 d’Hitler. A ce titre, se croyant intouchable, il se retrouve finalement prisonnier de Churchill.

Tout commence dans le noir et le silence. Rudolf Hess est attaché, assis sur une chaise. « Vous êtes invité à répondre aux questions ou à vous taire jusqu’à la fin de la guerre » lance Churchill. Hess répond rageusement : « Hitler vous considère comme un avaleur d’Allemand ». « J’en ai pourtant tué moins que lui », rétorque le vieux lion.

La joute verbale entre les deux hommes monte d’un ton. Rudolf Hess ne supporte pas la musique de Jazz venant de l’extérieur. « C’est triste la décadence » ; « Je viens vous proposer la paix et vous voulez la guerre. Cet amour du combat fait un obstacle à ma mission. » « Dites-moi, Hess, combien de fois en vous observant dans la glace, vous êtes-vous haï de ne pas être un grand blond aux yeux bleus ? » Répond Churchill aux espoirs de l’Allemand de voir une nation «  idéale et supérieure » composée d’hommes de même stature. « Pourquoi cette conversation ? », finit par demander Rudolf Hess. « Pour l’Histoire, répond Churchill, pour l’Histoire ».

Celle-ci retiendra bien plus sur les deux hommes, qui ne sont jamais tombés d’accord.